Etat des lieux : Crédit à la consommation en Europe.

Nette reprise du marché européen du crédit à la consommation dans les 28 pays de l’Union européenne. En 2015, l’encours a progressé de 3% et le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France ont confirmé leur place de plus grands marchés européens.

Etat des lieux : Crédit à la consommation en Europe.

Nette reprise du marché européen du crédit à la consommation dans les 28 pays de l’Union européenne. En 2015, l’encours a progressé de 3% et le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France ont confirmé leur place de plus grands marchés européens.

Des encours en progression

Après une période de repli, dont l’ampleur s’est néanmoins atténuée à partir de 2012, l’année 2015 marque une reprise visible du marché européen du crédit à la consommation. L’encours de crédit à la consommation dans l’Union européenne s’établit à 1 124 milliards d’euros (+3% par rapport à 2014).

Un marché dynamisé et contrasté

Les encours les plus importants sont au Royaume-Uni avec 329 milliards d’euros, en Allemagne avec 225 milliards d’euros et en France avec 153 milliards d’euros. La croissance du marché est favorisée par deux facteurs : la conjoncture économique globalement plus clémente et l’intérêt croissant des groupes bancaires pour le crédit à la consommation. C’est l’activité de financement automobile qui se porte le mieux, bénéficiant de l’embellie du marché automobile et du succès des formules de location. Cette dynamique d’ensemble masque néanmoins des disparités : les pays de la Méditerranée restent convalescents suite à la crise des dettes souveraines et neuf pays de l’Union européenne voient encore leurs encours reculer.

Europe du Nord : activité toujours bien orientée

 En Belgique la Centrale des crédits aux particuliers¹ compte en 2015 11 248 748 contrats de crédit en cours. Par rapport à l’année 2014, ceci représente une diminution de 0,7 %. Le nombre d’ouvertures de crédit diminue de 2,5 % et les ventes à tempérament ont poursuivi la baisse des années précédentes (- 15,3 %). Pour les prêts à tempérament et les crédits hypothécaires, on observe par contre une augmentation de respectivement 4,0 % et 1,9 %. Les ouvertures de crédit représentent 56,7 % de tous les contrats. Le crédit hypothécaire reste avec 25,8 % la deuxième forme de crédit la plus importante. Viennent ensuite les prêts et ventes à tempérament avec respectivement 15,9 % et 1,6 %.

En France, en dépit de contraintes réglementaires fortes, la reprise amorcée en 2014 s’est confirmée en 2015. Les encours augmentent de 4% à 153 milliards d’euros et l’encours par habitant progresse de 3%, à 2 305 euros, situant la France dans la moyenne de l’Union européenne.

Le Royaume-Uni, premier marché européen du crédit à la consommation en volume, représentant à lui seul près de 30% du marché de l’Union Européenne, confirme sa trajectoire de reprise entamée en 2012. Son encours croît de 6% et dépasse son niveau de 2008.

En Allemagne, le dynamisme de la consommation intérieure, soutenue par l’instauration d’un salaire horaire minimum en 2015, a profité au marché du crédit à la consommation : les encours progressent en 2015 de 1%, et la part des crédits amortissables continue à croître (+3%).

Les pays scandinaves, à l’exception de la Suède où le taux d’épargne est historiquement élevé, présentent un encours par habitant très supérieur à la moyenne européenne : 5 000 euros par habitant en Norvège (1er encours par habitant européen), 3 100 euros par habitant au Danemark (5ème position), 2 600 euros par habitant en Finlande (8ème position).

 

Europe du Sud : le rebond après le repli ?

L’Espagne, l’Italie et le Portugal représentent 16 % du total des encours de crédit à la consommation de l’Union Européenne, et l’encours par habitant y est inférieur à la moyenne de l’UE : 1 700 euros en Italie, 1 400 euros en Espagne et 1 200 euros au Portugal. En Italie, les encours se redressent de 2% en 2015, dans un contexte de forte reprise de la production de crédit à la consommation. En Espagne, l’encours de crédit a crû de 6% en 2015, accompagnant un recul important du chômage, mais reste 40% inférieur son niveau de 2008. Au Portugal, la stabilisation amorcée en 2013 se confirme en 2015, sans nette reprise du marché. Cette situation reflète les difficultés du Portugal à relancer son économie.


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