Crédit, taux, économie… Et le système bancaire dans tout ça ?

En économie comme en physique, un système qui consomme plus d’énergie qu’il n’en produit est un système condamné. Aucun n’échappe à la règle, et le système bancaire pas plus qu’un autre n’y échappera…

Crédit, taux, économie… Et le système bancaire dans tout ça ?

Si dans les années soixante, les crédits à l’économie réelle représentaient, avec les emprunts d’État, l’essentiel de l’activité du secteur bancaire, ils ne représentent plus de nos jours et de manière directe, qu’une dizaine de pour cent.


Les crédits hypothécaires et les emprunts d’État poussés dans le dos par les accords de Bâle ont pris une part prépondérante mais ce sont les comptes interbancaires qui se taillent la part du lion avec plus de 50% du bilan des plus grandes banques, signe s’il en est d’un système qui tourne sur lui-même.

Liquidités excessives - L’Histoire retiendra de ces dernières années que l’économie réelle ne réagit pas proportionnellement aux baisses de taux d’intérêt et que l’inflation n’est pas un phénomène strictement monétaire.

L’économie fonctionne à son rythme, plus influencée par les bouleversements technologiques que par les décisions des banques centrales. En inondant la planète de 5.000 milliards de liquidités, les principales banques centrales ont certes sauvé un système arrivé au bout de sa logique, mais, contrairement à leur credo, elles n’ont pas relancé l’économie. Elles lui ont simplement permis de fonctionner alors que la crise bancaire la menaçait.

Sur les 2.500 milliards mis à la disposition des banques par la BCE depuis 2015, à peine 300 milliards ont abouti dans l’économie réelle via les entreprises et les ménages.

Cette abondance de monnaie et la faiblesse des taux d’intérêt ont encouragé l’endettement public et la spéculation.

Le dilemme est clair : - Le maintien des taux au plancher ne permet plus au système bancaire d’être rentable tout en jouant son rôle vis-à-vis de l’économie réelle, sauf à augmenter le poids qui pèse sur les clients en termes de frais, de commissions et autres coûts.

Tout relèvement des taux au-delà du rythme de création de richesses ne peut qu’accroître l’endettement au-delà du supportable. Or, dans un système économique arrivé à maturité, la croissance économique n’atteinte plus guère que 2% dans les meilleurs cas.


Attention, emprunter de l’argent coûte aussi de l’argent.

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